pollution eau france
la présence de PFAS
2017
ros sujet du forum, l’usage de ces substances en agriculture explique sans doute une dégradation de la qualité de fin de vie en occident…
Biensur lié à l’EAU (ce qui n’est pas une paille sic.)
Exemples typiques :
Comment va l’eau du Rhône ? « Le problème, c’est surtout les pesticides »
https://actu.fr/societe/mais-eu-cette-idee-jour-dinventer-pesticides_27197878.html
https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/02/18/des-pesticides-suspectes-d-etre-des-perturbateurs-endocriniens-ou-cancerogenes-dans-l-air_6029930_3244.html
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/27/au-fait-a-quoi-servent-les-pesticides_5263042_4355770.html
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Lutte contre les pesticides : le grand flou
Le Point.fr – 03/03/2016
Le grand flou. Depuis l’annonce tonitruante, il y a près d’un an, de la ministre de l’Écologie Ségolène Royal, d’interdire la vente en libre-service dans les jardineries du produit désherbant Roundup, difficile d’y voir clair. Les plans Écophyto (2008 et 2015), ainsi que la loi Labbé (2014), avaient pourtant déjà donné un cadre à l’utilisation des pesticides. S’agit-il maintenant de lutter uniquement contre le Roundup, contre les produits contenant la molécule glyphosate – substance active du Roundup -, ou contre les pesticides dans leur ensemble ? Et à quel horizon ? Et seulement dans les jardineries ?
En juillet dernier, le Parlement a tranché. La nouvelle loi de transition énergétique pour la croissance verte impose un calendrier : d’abord, la fin de la mise en vente libre de tous les pesticides – produits chimiques utilisés pour la protection ou le traitement des végétaux – dans les jardineries d’ici la fin de l’année 2016 ; ensuite l’interdiction totale d’utiliser ces pesticides pour les collectivités en 2017, et en 2019 pour les jardiniers amateurs. Dans trois ans, les collectivités et les particuliers ne pourront ainsi plus répandre de produits phytosanitaires dans l’environnement.
La loi pour la croissance verte concerne donc deux consommateurs de pesticides : les collectivités, mais avant tout les jardiniers amateurs. Or, sur les 62 000 tonnes de ces produits chimiques utilisées chaque année, 90 % concernent les agriculteurs conventionnels (non bio), selon les données de l’association Générations futures. La ministre de l’Écologie, à l’initiative de la nouvelle loi, s’est-elle donc trompée de cible ? On est tenté de le penser au vu des chiffres. « Pourquoi attaquer les 10 % d’utilisateurs minoritaires de pesticides, et pas la majorité des 90 % ? » s’interroge Joël Labbé, sénateur à l’origine de la loi Labbé, incorporée en juillet dernier dans le texte de Ségolène Royal. « C’est évidemment stratégique parce que, pour ces 10 %, on pouvait y arriver tout de suite, la preuve. Maintenant, pour les 90 % restants, la problématique est posée. Il s’agit des mêmes molécules utilisées. Et si elles sont dangereuses sur les espaces verts des collectivités et dans les jardins, elles sont tout aussi dangereuses en application agricole. »
Premier pays consommateur de pesticides en Europe
Alors pourquoi les agriculteurs ne sont-ils pas visés par les nouvelles dispositions d’interdiction des pesticides ? « Derrière, il y a les firmes, les pouvoirs financiers, les syndicats comme la FNSEA », accuse Joël Labbé. Il y a surtout un marché très lucratif. Selon le ministère de l’Environnement, l’industrie des pesticides représente en France 1,9 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Ce qui fait de l’Hexagone le premier pays consommateur de pesticides en Europe, le troisième au niveau mondial.
L’État français est-il donc prêt à se séparer d’un secteur de l’économie aussi florissant ? Qui bénéficie d’une semaine de représentation nationale porte de Versailles à Paris tous les ans au mois de février ? Malgré deux plans Écophyto, établis à sept ans d’intervalle, et qui ont repoussé à 2025 l’objectif de baisser de 50 % le recours aux pesticides dans l’agriculture, ce dernier a augmenté de 5 % entre 2009 et 2013, et de 9,3 % pour la seule année 2013, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. Dans le documentaire de Cash Investigation , diffusé sur France 2 le 2 février dernier, le directeur du lobby européen des fabricants de pesticides (ECPA) déclarait même sans détour que son industrie ne respecterait pas l’objectif des 50 % de baisse. « Ce n’est pas possible sur la base des connaissances actuelles », a-t-il argumenté, enterrant pour longtemps le dernier plan Écophyto.
Pollution des eaux souterraines et des sols
Pourtant, les conséquences de l’utilisation de pesticides sur l’environnement sont aujourd’hui connues. Pour le glyphosate par exemple, herbicide le plus vendu au monde, « on nous disait il y a quelques années qu’il était biodégradable, souligne Nadine Lauverjat, coordinatrice de Générations futures. Or, ce n’est pas vrai, car on le retrouve – soit lui, soit son produit de dégradation appelé AMPA – dans quasiment 100 % des analyses effectuées dans les eaux souterraines et de distribution en France. Ça, c’est un vrai problème de pollution. » Un constat également confirmé dans le documentaire de France 2.
Et il faut ajouter à cela l’analyse de l’association Les Amis de la Terre : « Le glyphosate est soluble dans l’eau, il peut être lessivé dans des sols sablonneux, mais il peut persister plus d’un an dans des sols à forte teneur en argile. » Le sénateur Joël Labbé précise : « Un désherbant chimique total comme le glyphosate ne peut pas supprimer la vie des plantes sans que cela ait d’effet sur les organismes vivants, tels que les insectes ou les microorganismes présents dans la terre, et sur la santé humaine, c’est maintenant avéré. »
Sur ce dernier point, malgré un manque d’études épidémiologiques, de recherches sur l’effet « cocktail » des mélanges de pesticides, et sur l’impact de l’exposition dans la durée, les maladies dues aux produits chimiques chez les agriculteurs ne sont plus un secret pour personne. Dans certains cas – rares –, elles ont été reconnues comme maladies professionnelles.
vieux client
plomb eau
A Paris, les deux opérateurs qui s’occupent du réseau d’eau rive gauche, c’est la Lyonnaise des eaux, filiale de Suez, et rive droite c’est la Compagnie des eaux de Paris, filiale de Veolia ont pris de l’avance et sont tous les deux en train de terminer ces travaux de remplacement des branchements en plomb. Tout devrait être fini d’ici à la fin de l’année. La Lyonnaise en a encore une centaine à changer sur les 20 500 existants rive gauche, et la Compagnie des eaux de Paris, environ 250 sur les 34 900 de la rive droite. Ces chantiers gigantesques passent pourtant souvent inaperçus grâce à des techniques d’extraction sophistiquées, qui permettent d’éviter les grosses tranchées.Près de 750 000 logements parisiens concernésSi le réseau public de canalisations est désormais quasiment sain, il n’en est pas de même pour les logements privés. Près de 750 000 logements parisiens sont concernés par des canalisations intérieures en plomb, encore très répandues dans les colonnes montantes notamment. Or, ni Suez ni Veolia n’interviennent à l’intérieur des immeubles : les travaux sont à la charge des propriétaires. Le risque n’est pas des moindres : l’exposition au plomb, par ingestion d’eau qui aurait stagné dans la tuyauterie ou par ingestion de débris de vieilles peintures, peut déclencher chez les plus vulnérables, comme les enfants, la maladie du saturnisme. Une pathologie grave qui provoque des troubles digestifs, de l’anémie, ou, plus grave, qui atteint le système nerveux.
Pour renseigner les consommateurs, la Lyonnaise des eaux a édité deux dépliants d’information, qu’elle met à disposition du public dans toutes ses agences clientèle.
Crest : l’eau potable plombe le moral des habitants
En septembre 2015, Alice et Yann, habitants de Crest, dans la Drôme, font tester l’eau de leur robinet. Ils découvrent qu’elle contient 21,5 microgrammes de plomb par litre (µg/l). Soit le double de la teneur maximale autorisée depuis le 25 décembre 2013.
Biberons plombés
La famille s’inquiète : Téotim, 13 mois, a bu pendant plusieurs mois des biberons préparés avec cette eau. Les analyses de sang de l’enfant confirment leur crainte. Son taux de plomb atteint 50 µg/l, soit le seuil d’alerte à partir duquel on considère qu’il y a intoxication et danger pour l’enfant.
À LIRE >>> Qualité de l’eau : difficile d’échapper aux polluants
L’enquête de l’Agence régionale de la santé (ARS) permet rapidement d’identifier le coupable : le plomb du branchement municipal – ce tuyau qui relie la canalisation publique aux canalisations privatives du logement. La mairie consent à remplacer ce vieux branchement en plomb, mais il en existe des centaines d’autres dans la ville.
30% de branchements en plomb
Comme toutes les communes, Crest est censée respecter la teneur maximale en plomb de 10 µg/l établie par la directive européenne de 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Les collectivités ont, ces dernières années, procédé au renouvellement de leurs réseaux.
Fin 2013, selon le ministère de la Santé, moins de 5 % des branchements en France étaient encore en plomb. Mais « la municipalité de Crest n’a changé que 600 branchements en plomb sur 1 600 depuis 2003 et il en reste près de 1 000 sur le réseau d’eau municipal, soit 30 % du total », s’indigne le collectif Du plomb dans l’eau, créé par des habitants.
La mairie répond que 150 branchements seront changés en 2016 et qu’elle privilégie pour l’heure le remplacement au cas par cas. Elle rappelle aussi que, dans certains cas, le plomb peut provenir des canalisations privatives des immeubles.
« Ville amie des enfants »
Outre le retard, le collectif dénonce le manque d’information. Dans le cas de Téotim, ses parents n’ont jamais été informés du risque d’utiliser l’eau du robinet. La mairie a fini par envoyer un courrier à 283 habitants concernés, leur proposant une analyse gratuite.
Mais elle refuse de publier la carte des tuyaux plombés, contre l’avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) saisie par le collectif en juin dernier. Le maire, Hervé Mariton, a indiqué sur France 3 que la Cada ne parlait que des canalisations d’eau (plus aucune n’est en plomb), et pas des branchements !
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En retard dans le renouvellement de son réseau d’eau potable, la mairie de Crest (Drôme) refuse de publier la carte des branchements en plomb.
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Le tétraéthyl-plomb ou plomb tétraéthyle est un composé organométallique de formule Pb2H54. C’est un liquide huileux qui a été très utilisé jusque les années 2000 comme additif antidétonant dans les essences. (soon airparif)