http://www.air-defense.net/forum/topic/13188-japon/?page=36&tab=comments#comment-1162984
—- bilan du départ Shinzo Abe.
Toute la croissance accumulée depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre, il y a huit ans, s’est évaporée en quelques mois, en raison de la pandémie de coronavirus.
Une absence de réformes structurelles
Cette chute de 27% en rythme annualisé, entre avril et juin, a par ailleurs été annoncée au moment où Shinzo Abe était admis dans un hôpital de Tokyo. On dit le chef du gouvernement épuisé. Il souffre d’une colite ulcéreuse chronique. Le père des Abenomics, cette stratégie de croissance, en est ressorti en fin de journée. Selon les médias, il s’agit d’un simple contrôle médical de routine.
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Ce plongeon historique du PIB japonais marque précisément les limites des Abenomics. Shinzo Abe n’a pas mené les réformes structurelles pour permettre au Japon de faire face à la concurrence de la Chine, notamment dans le numérique. Les dérèglementations sont lentes. Le gouvernement privilégie toujours les grands groupes au détriment des start-up.
Les analystes estiment qu’il faudra attendre 2022 pour que le PIB japonais retrouve ses niveaux d’avant le coronavirus.
La première flèche est une économie très abondante et laxiste en liquidités, dans le but de sortir le pays de la déflation et atteindre un taux d’inflation de 2 %. Cette politique était vue comme novatrice à l’époque, mais en réalité, elle avait déjà été engagée par la Banque du Japon juste après la crise financière de 2008, d’une façon plus timide. Depuis, toutes les banques centrales occidentales se sont ralliées à cette politique-là : on peut donc dire que les économies occidentales se sont japonisées, en quelque sorte.
La deuxième flèche est la plus traditionnelle relance publique, avec des dépenses sociales prévues notamment dans la perspective du vieillissement de la population. Il faut souligner que Tokyo a fait cela sans faire attention à la dette publique, qui atteint actuellement 250 % du PIB !
La troisième flèche consiste à faire des réformes structurelles très variées : la modernisation et adaptation des entreprises, la flexibilisation du marché du travail, des techniques financières, l’ouverture du marché du travail aux femmes, le développement des crèches, ou encore l’ouverture à l’investissement étranger.
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