Velez :Ven Déc 09, 2005 2:08 pm
Gazprom, géant russe à l’assaut de l’Europe Le premier ministre russe, Mikhaïl Fradkov, pose aujourd’hui le premier tuyau du «gazoduc nord-européen» qui passera sous la mer Baltique et débouchera en Allemagne.
[09 décembre 2005]A PARTIR de 2010, le gazoduc inauguré à Vologda ce matin pourra transporter 55 milliards de mètres cubes par an des grands gisements de gaz de la péninsule de Yamal jusqu’à la côte allemande et donc vers tous les pays de l’Union européenne. En dépit des doutes et des protestations que le projet a suscités dans les pays «court-circuités», Moscou a tenu bon.
Le Kremlin était prêt à payer cher pour que le gazoduc n’ait aucun pays tiers à traverser. Gazprom, le géant public russe, ne veut plus que l’Ukraine, par laquelle transite aujourd’hui 80% du gaz russe vers l’Europe, puisse agiter la menace d’une coupure du transit. Enfin, Gazprom a su habilement négocier l’appui de ses deux partenaires allemands, E.ON et BASF, qui contribueront chacun pour un quart au financement du projet.
Le vrai défi n’est pas technique mais financier. L’investissement doit atteindre 5,7 milliards de dollars, un chiffre très élevé pour ce type d’entreprise qui pèsera sur le coût du futur transport. Envisagé un temps, un tracé terrestre à travers la Lituanie, la Lettonie et la Pologne aurait coûté 33% moins cher. Page 22
http://www.lefigaro.fr/eco-entreprises/20051209.FIG0039.html
Ivan le Fou Ven Déc 09, 2005 2:26 pm
On (re)commence les tests et les rapports de force entre les USA, la Russie et l’Europe…
Schröder entretenait ds relations amicales avec Poutine…récompensés avant son départ donc par la signature de cet accord prévoyant la construction d’un pipeline direct entre la Russie et l’Allemagne.
L’arrivée de Merkel et de dirigeants « atlantistes » à Berlin (dont celui des Affaires Etrangères) va-t-elle modifier la donne?
Washington peut-il laisser ses alliés de Varsovie et de Kiev en dehors de ce projet industriel et économique (plus de royalties à payer à l’Ukraine de Iouchtchenko et Timochenko par exemple pour le transit de ce pipeline…) ou va-t-il profiter de l’arrivée à Berlin d’un gouvernement somme toute plus « atlantiste » que « européaniste » pour tenter de revenir sur cet accord?
Poutine montre en tout cas aux anciens satellites d’Europe de l’Est et Centrale qu’il garde de sérieux arguments de rétorsion contre ceux qui se montreraient trop pro-américains.
Le tracé de ce pipeline évite de fait les nouveaux principaux alliés de Washington : Pologne et pays baltes!
Un peu plus à l’est, en proclamant que désormais des pays comme la Géorgie et l’Ukraine ne bénéficieront plus prochainement d’un tarif préférentiel pour l’accès aux hydrocarbures russes mais paieront le prix du marché, Poutine montre que face aux « révolutions colorées » (orange, tulipe, rose…) il lui reste des cartes pour déserrer l’étau US qui se fait trop présent….Affaire passionnante…à suivre…
| strella Ven Déc 09, 2005 5:18 pm Sujet du message: | |
|
|
|
| Un article du Figaro.
http://www.lefigaro.fr/perm/afp_depeches/eco/051209150730.zn6kb95t.html La Russie lance la construction du gazoduc nord-européen vers l’Allemagne Babaievo (Russie) (AFP) – Le premier tube du futur gazoduc nord-européen qui doit relier les gisements de gaz de la Russie à son principal client européen, l’Allemagne, en passant sous la Baltique a été posé vendredi à Babaïevo, dans le nord-ouest de la Russie. « Aujourd’hui, nous donnons le coup d’envoi à un projet européen grandiose, un chantier grandiose. C’est une nouvelle route d’exportation qui augmentera la sécurité énergétique en Europe », a déclaré le patron de Gazprom, le géant gazier russe, Alexeï Miller, en inaugurant le chantier aux côtés du Premier ministre russe Mikhaïl Fradkov et de responsables allemands. Il n’a fait aucune allusion aux vives inquiétudes que le projet suscite dans les pays voisins. En effet, ce gazoduc permettra pour la première fois à Gazprom de ne plus dépendre des pays de transit, l’Ukraine ou la Pologne, pour livrer son gaz aux marchés européens. Hasard ou coïncidence voulue, le chantier du gazoduc était lancé au moment où, à Moscou, la Douma, la chambre basse du parlement russe, votait un amendement attendu depuis longtemps qui permettra aux non-résidents, autrement dit aux étrangers, de détenir plus de 20% de Gazprom. Avant de lever les restrictions imposées aux investisseurs étrangers, l’Etat russe a porté en juin sa part dans le groupe gazier à plus de 50%, contre moins de 40% auparavant. A Babaïevo, une petite grue a déposé le tube noir d’une dizaine de mètres de longueur dans une clairière, à l’endroit où le nouveau gazoduc sera relié au réseau existant de Gazprom. Les drapeaux russe, allemand et européen, ainsi que celui de Gazprom, et son logo géant bleu (une lettre G renfermant une flamme) jalonnaient le chantier. De là, un tronçon terrestre d’environ 500 km du nouveau gazoduc doit le relier au terminal de Vyborg, sur la Baltique, dans la région de Saint-Pétersbourg, avant que la canalisation ne plonge sous la mer pour aboutir 1.200 km plus loin, à Greifswald, avec un prolongement envisagé à terme vers la Grande-Bretagne. Le ministre allemand de l’Economie et des Technologies Michael Glos, a évoqué le rôle que ce nouveau projet est appelé à jouer « dans l’élargissement du partenariat entre la Russie et l’Allemagne ». Ce partenariat privilégié entre les deux pays devrait être encore renforcé par la nomination, annoncée par M. Miller, de l’ancien chancelier allemand Gerhard Schroeder à la tête du comité des actionnaires du consortium chargé de la construction du tube sous la Baltique. Ce consortium inclut à présent Gazprom avec une part incompressible de 51% tandis que les groupes énergétiques allemands BASF et EON qui disposent chacun de 24,5% d’une société commune enregistrée à Zurich. Wulf Bernotat, le président du conseil d’administration d’EON a indiqué devant la presse que ce consortium pourrait accueillir un troisième partenaire européen disposant d’une part allant jusqu’à 9%. Dans le but de créer une alternative au transit du gaz russe par l’Ukraine, Gazprom compte mettre en service ce gazoduc en 2010 avec un volume de 27 milliards de m3 par an dans un premier temps, qui pourra être porté à terme à 55 mds de m3. Selon M. Miller, le gisement géant sibérien Ioujno-Rousskoïe « couvrirait une part significative des exportations de Gazprom » sur cette direction. A l’avenir, le gisement offshore de Chtokman en mer de Barents pourrait alimenter ce tube, a-t-il ajouté. Dans ce contexte, la bataille avec l’Ukraine fait rage. Gazprom, qui cherche à imposer une hausse drastique des tarifs de ses livraisons gazières à Kiev, n’est pas pour le moment parvenu à ses fins, puisque l’Ukraine dispose toujours d’un important moyen de pression: l’essentiel des livraisons de Gazprom vers l’Europe passe par son territoire. Cordialement, |
|
Velez Sam Déc 10, 2005 5:31 pm
Schröder à la tête d’actionnaires
09 décembre 2005L’ancien chancelier allemand dirigera le comité d’actionnaires du consortium chargé du projet de gazoduc nord-européen. La North European Gas Pipeline Company est une société incluant le russe Gazprom avec une part incompressible de 51% et les Allemands BASF et EON qui disposent chacun de 24,5%.
Le premier tube du futur gazoduc germano-russe qui doit relier les gisements de gaz de la Russie à son principal client européen en passant sous la Baltique a été posé vendredi à Babaïevo, dans le nord-ouest de la Russie
|
|||||||
Entreprises & secteurs
La Tribune.fr – 19/12/06 à 11:04 – 344 mots
Energie
Gaz de France sécurise son approvisionnement en gaz naturel avec Gazprom jusqu’en 2030
Le groupe gazier français a signé un accord portant sur le renouvellement du contrat d’apprivoisement en gaz naturel avec le géant russe Gazprom. Le contrat stipule qu’après 2010, GDF recevra des volumes additionnels de 2,5 milliards de mètres cubes de gaz par an, alors que le contrat actuel porte sur 12 milliards aujourd’hui. Ce surplus d’apprivoisement transitera par le futur gazoduc Nord Stream.
C’est un contrat majeur pour Gaz de France. Le groupe gazier français, dont 20 % du gaz provient de la production de Gazprom, vient de signer un renouvellement de son contrat d’approvisionnement avec le géant russe. Les deux groupes prolongent jusqu’en 2030 leurs contrats existants de fourniture de gaz naturel, selon un communiqué.Le contrat actuel représente 12 milliards de mètres cubes de gaz par an. A partir de la fin d’année 2010, GDF recevra 2,5 milliards de mètres cubes de gaz additionnels qui transiteront par le futur gazoduc Nord Stream.
Le contrat comprend également, à partir du 1er juillet 2007, la fourniture directe par Gazprom de gaz russe à des clients finaux. « Ces volumes pourraient atteindre jusqu’à 1,5 milliard de mètres cubes par an », dévoile GDF.
Enfin, GDF et Gazprom ont « prévu d’accroître leur coopération dans le domaine de la fourniture de gaz naturel liquéfié, de la formation à la protection de l’environnement », ajoute GDF.
« Les contrats que nous avons signés aujourd’hui marquent une nouvelle avancée dans le développement d’un partenariat de long terme entre la Russie et la France. C’est un bel exemple de la réussite de la stratégie de Gazprom visant l’alimentation des clients aval en Europe et l’amélioration de l’efficacité des exportations de gaz russe », s’est réjoui le président du directoire de Gazprom dans le communiqué.
Pour GDF, cet accord lui permet surtout de sécuriser une partie importante de l’approvisionnement de ses clients, en France et en Europe, sur le long terme.
Nathalie Paul
Shell finit par céder à Gazprom la majorité dans le projet pétro-gazier « Sakhaline-2 »
LE MONDE | 12.12.06 |Les dirigeants de Royal Dutch Shell ne se faisaient plus d’illusions depuis quelques mois : la compagnie anglo-néerlandaise savait qu’elle ne resterait pas longtemps majoritaire dans le consortium Sakhaline-2, qui va produire du pétrole et du gaz dans l’extrême-orient russe.
Reçu vendredi 8 décembre à Moscou par le patron de Gazprom, Alexeï Miller, et le ministre russe de l’énergie, Viktor Khristenko, le patron de Shell, Jeroen Van der Veer, a proposé que la société russe prenne 50 % et une part de Sakhaline-2, ramenant celle de son groupe à 25 %, indiquent le Financial Times de Londres et le Nihon Keizai Shimbun de Tokyo dans leurs éditions du 12 décembre. Les deux sociétés japonaises consentiraient à perdre chacune 10 % pour ne garder que 15 % et 10 % dans le consortium.
Le Kremlin et le monopole public Gazprom ont ainsi mis bon ordre dans le plus gros investissement étranger en Russie avec 22 milliards de dollars (16,6 milliards d’euros). Et surtout dans le seul projet à ne faire aucune place à un partenaire russe, puisqu’il est détenu à 55 % par Shell et respectivement 25 % et 20 % par les sociétés japonaises Mitsui et Mitsubishi.
L’INQUIÉTUDE DU JAPON
Les trois sociétés n’avaient guère le choix. Plus dur que son homologue de l’énergie, le ministre russe des ressources naturelles et l’agence environnementale qui en dépend faisaient pression sur elles depuis des mois, mais aussi sur l’américaine ExxonMobil dans le projet « Sakhaline-1 ».
Ils les accusaient de violer les normes environnementales dans le cadre du développement de ces projets lancés dans les années 1990, quand la Russie post-communiste s’était ouverte aux investisseurs étrangers.
Dépourvu de toute ressource énergétique, le Japon s’inquiète des retombées de cette prise de contrôle de Gazprom pour ses approvisionnements. « Il est extrêmement important que les ressources du projet « Sakhaline-2″ soient bien livrées à leur utilisateur final », a prévenu, mardi, le ministre japonais de l’économie. Il en va, selon lui, de la « crédibilité des contrats entre entreprises privées » et de l’avenir des investissements étrangers en Russie.
Le jour même de la rencontre entre les autorités russes et le patron de Shell, Moscou a lâché un peu de lest sur un second projet stratégique pour la Russie : l’exploitation des 3 700 milliards de mètres cubes de gaz de Chtokman (mer de Barents). Le 9 octobre, Gazprom avait pourtant fait savoir qu’il ne retenait aucune des compagnies en concurrence (Total, Chevron, ConocoPhillips, Statoil et Norsk Hydro) pour développer ce projet avec lui. On leur reprochait, chez Gazprom, d’être « trop gourmandes ».
« Il est possible que des partenaires soient engagés dans le développement du projet sous différentes formes », a déclaré M. Khristenko. Des déclarations dans le droit fil de celles du président russe. Vladimir Poutine avait affirmé, la veille, que le dossier n’était « pas définitivement clos » et qu’il pouvait être « de nouveau examiné ». A condition que les sociétés russes aient « en échange, un accès au consommateur final de gaz naturel aux Etats-Unis et en Europe ».
Jean-Michel Bezat
Article paru dans l’édition du 13.12.06.
Jeu Juil 12, 2007
Gazprom a annoncé jeudi avoir choisi comme partenaire le groupe français Total pour développer le gigantesque gisement russe de Chtokman, un virage à 180 degrés après l’annonce en octobre 2006 que Gazprom développerait seul ces réserves très convoitées.
« Gazprom a choisi son partenaire étranger pour la réalisation de la première phase du gisement de Chtokman, il s’agit de la compagnie française Total », a annoncé le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, dans un communiqué.
En octobre 2006, Gazprom avait surpris en annonçant qu’il développerait seul ce vaste champ situé en mer de Barents, au-delà du cercle polaire, l’un des rares au monde à ne pas avoir encore été exploité.
M. Miller a cependant insisté sur le fait que cet accord ne concernait que la gestion et que Gazprom conserverait l’ensemble des licences d’exploitation.
Total et Gazprom seront ainsi associés (à hauteur de 75% pour Gazprom et de 25% pour Total dans un premier temps) au sein d’une société qui ne sera que « propriétaire de l’infrastructure » de l’exploitation gazière.
« La possibilité d’y faire entrer encore un ou plusieurs partenaires étrangers jusqu’à une hauteur de 24%, grâce à une baisse de la participation de Gazprom, reste à l’étude », selon M. Miller.
« Mais dans tous les cas, Gazprom conservera au moins 51% des actions de cette compagnie, et 100% de la compagnie propriétaire des licences (d’exploitation) du gisement et possèdera l’ensemble des ressources extraites », a-t-il ajouté.
Les premières livraisons de gaz sont prévues à l’horizon 2013, rappelle Gazprom, qui ne précise pas si l’accord avec Total prévoit le destinataire privilégié de ces livraisons.
Gazprom avait laissé miroiter lundi un possible partage avec des sociétés étrangères de la gestion de Chtokman, par le biais d’une entrée dans la société chargée du projet.
Total, la compagnie américaine ConocoPhillips et les groupes norvégiens Statoil et Norsk Hydro étaient en concurrence sur ce projet, pour le développement duquel la Russie a besoin de technologies étrangères.
Ce champ gazier renferme des réserves estimées à 3.700 milliards de mètres cubes de gaz et représente une importante source potentielle d’énergie pour l’Europe et les Etats-Unis.
https://www.arte.tv/fr/videos/092971-000-A/comment-le-gaz-russe-a-gagne-l-ouest/
L’ex-chancelier Schröder, un peu plus dans le pétrole russe
https://www.lesechos.fr › 2017 › Septembre 2017
29 sept. 2017 — L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, ami de longue date de Vladimir Poutine , a été élu vendredi président du conseil d’administration …
François Fillon pourrait siéger au sein du conseil d’administration de Zaroubejneft, un groupe pétrolier contrôlé par l’Etat russe, selon l’AFP.
https://energynews.fr/francois-fillon-rejoint-un-groupe-petrolier-russe/
L’Allemagne continuerait à importer du pétrole russe malgré les sanctions européennes
« Berlin, est reliée à la Russie par l’oléoduc Droujba, le plus long pipe à pétrole du monde (4 000 km depuis le sud-est de la Russie jusqu’au nord de l’Allemagne). «