el nino
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Estimez à 50 millions de mort mécanisme a conduit
Late Victorian Holocausts: El Niño Famines and the Making of the Third World is a book by Mike Davis about the connection between political economy and global climate patterns, particularly El Niño-Southern Oscillation (ENSO). By comparing ENSO episodes in different time periods and across countries, Davis explores the impact of colonialism and the introduction of capitalism, and the relation with famine in particular. Davis argues that « Millions died, not outside the ‘modern world system’, but in the very process of being forcibly incorporated into its economic and political structures. They died in the golden age of Liberal Capitalism; indeed, many were murdered … by the theological application of the sacred principles of Smith, Bentham and Mill. »[1] The book won the World History Association Book Prize in 2002.[2]
Davis characterizes the Indian famines which took place under colonial rule as a « genocide« .[3] Some scholars, including Niall Ferguson, have disputed this judgment, while others, including Adam Jones, have affirmed it.[4][5]
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Catastrophes naturelles et famines coloniales. Aux origines du sous-développement
Mike DAVIS
À la fin du XIXe siècle, plus de cinquante millions de personnes moururent dans d’épouvantables famines qui survinrent quasi simultanément en Inde, au Brésil, en Chine et en Afrique. Déclenchées par le phénomène climatique aujourd’hui connu sous le nom d’El Niño, la sécheresse et les inondations provoquèrent des épidémies terribles, l’exode des populations rurales et des révoltes brutalement réprimées. C’est cette tragédie humaine absolument méconnue que Mike Davis relate dans cet ouvrage. Il montre en particulier comment la « négligence active » des administrations coloniales et leur foi aveugle dans le libre-échange aggrava de façon meurtrière ces situations catastrophiques.
Ce livre offre une description saisissante des méfaits du colonialisme et de son régime politique et économique. Il présente ainsi un autre regard sur la naissance du tiers monde, en construisant une double histoire économique et climatique du développement qui conduit à penser l’interconnexion des deux grandeurs, naturelles et humaines, dans le cadre de ce qui était déjà, au XIXe siècle, un « système-monde ».
À bien des égards, Génocides tropicaux ajoute un chapitre important au grand « livre noir du capitalisme libéral ».Version papier : 14,50 € »
» L’événement presque oublié des années 1876-1878 a frappé plusieurs continents… »En France, on venait juste de voter les lois constitutionnelles servant de piliers à la IIIe république. L’Empire britannique, en pleine ère victorienne, était lui à son apogée. Mais entre 1876 et 1878, loin des préoccupations des grandes capitales européennes, une grande partie du monde a immensément souffert lors d’une période de sécheresse qui a fait 50 millions de morts …
Dans le nord de la Chine, cet événement climatique est considéré comme le plus sévère en trois siècles. Comme l’explique une étude parue dans le « Chinese Science Bulletin », « la sécheresse persistante a commencé au printemps 1876 et ne s’est arrêtée qu’au printemps 1878. Pendant cette période, l’échec des moissons a fait monter le prix du riz de cinq à dix fois celui d’une année normale, et la population des cinq provinces de Chine du Nord a baissé de plus de 20 millions ». Une baisse due à la fois « au grand nombre de morts et aux migrations ».
Au Brésil, mais aussi en Inde et dans certaines parties d’Afrique, la sécheresse va aussi affecter les récoltes et déclencher des famines. Le nombre total de morts est difficile à préciser du fait de l’absence de décompte dans de n »
L’échelle de temps des catastrophes de « famine » est de 1 à 3 ans
Paralléle à faire avec
Cela provoqua, comme en 1257, une baisse de la température mondiale allant jusqu’à 1°C pendant un ou deux ans. Telle est l’origine de ce mystérieux nuage observé à Constantinople le 25 mai 1453.
Selon la chronique d’un certain Matthieu Paris, moine bénédictin du monastère de Saint-Alban en Angleterre, Londres fut frappée par une période de grand froid, en plein été 1257. Les pluies incessantes rendirent les routes boueuses, en même temps que des milliers de personnes mourraient de faim et de maladie du fait de récoltes insuffisantes liées au mauvais temps. En Allemagne, les annales de la ville de Spire révèlent qu’au cours de cette même année 1257, les températures étaient si faibles pour la saison, que les habitants auraient inventé un mot spécial pour désigner ce phénomène inhabituel : « munkeliar », « l’année sombre ». »