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financer la guerre de masse

Comment les belligérants ont financé 1914-1918

La France et l’Allemagne eurent recours à l’usage de la planche à billets et à l’emprunt pour faire face aux dépenses occasionnées par la première guerre mondiale.

https://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/11/comment-les-belligerants-ont-finance-1914-1918_4399668_3234.html

 

https://www.lesechos.fr/2014/06/1914-la-france-a-la-veille-de-la-grande-guerre-304165

Budget en déficit

Les gouvernements de la République, soumis aux soubresauts des coalitions parlementaires, pratiquent systématiquement les « douzièmes provisoires » : lorsque le budget n’est pas voté en début d’année, les parlementaires adoptent une enveloppe mensuelle sur la base des dépenses de l’année précédente. En décembre 1913, le gouvernement Barthou est tombé sur le budget et la crise dure au-delà des élections législatives du printemps suivant. Le budget de l’Etat, supérieur à 5 milliards de francs, affiche alors un déficit de 1 milliard.

 

Le financement des guerres napoléoniennes et la conjoncture du Premier Empire

https://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/11/comment-les-belligerants-ont-finance-1914-1918_4399668_3234.html


https://www.citeco.fr/les-billets-de-n%C3%A9cessit%C3%A9-fran%C3%A7ais-pendant-la-guerre-de-14-18

 

Les billets de nécessité français pendant la guerre de 14-18

 

Les périodes troublées de l’histoire – conflits internationaux, guerres civiles, etc. – se traduisent souvent par une désorganisation de l’économie et des circuits de paiement. En France, pendant la Révolution ou lors des guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945, des émissions dites « de nécessité » ont ainsi été réalisées par des organismes non étatiques, pour remédier à l’insuffisance de petite monnaie. C’est lors de la guerre de 1914-1918 que ces émissions ont eu la plus grande ampleur en France. La Cité de l’économie et de la monnaie exposera plusieurs exemples de billets de nécessité.

https://www.emonnaies.fr/le-blog-emonnaies/le-rationnement-et-les-monnaies-de-necessite-durant-la-premiere-guerre-mondiale/

 

Durant les années qui ont suivi la crise de 1929, le PIB américain s’est contracté de près de 43%. En réaction, la FED a commencé à intervenir sur les taux d’intérêt, qui ont été progressivement abaissés jusqu’à des niveaux proches de zéro, pendant que des mesures non conventionnelles étaient adoptées.

L’une des mesures non conventionnelles phare de cette époque fut la décision en 1933 du président nouvellement élu Franklin D. Roosevelt de promulguer une loi ordonnant la confiscation de l’or des américains.

Le texte (Executive order 6102, lire ici) rendait illégal la détention d’or par les citoyens américains qui dès lors, devaient ramener leur or à leur banque, sous peine de 5 à 10 ans de prison ou de 10 000 $ d’amende (ou les deux). C’est à cette occasion qu’une grande partie des 8000 tonnes du stock d’or actuel du gouvernement américain a été constituée (voir graphique page suivante). C’est aussi à cette fin que Fort Knox, le principal lieu de stockage de l’or de la FED aux Etats-Unis, a été construit. Le précieux métal leur était racheté à sa valeur officielle, soit 20,67 $ l’once. Le cours de l’or était en effet fixé à l’époque à la suite du Gold Standard Act de 1900.

En réalisant cette opération, le but de la FED était double. D’abord, le Federal Reserve Act de 1913 stipulait que le montant des billets émis par la FED devait être couvert à hauteur de 40% par les détentions d’or.
A la fin des années 20, la limite d’émission de billets était presque atteinte.
La FED, en augmentant ses stocks d’or s’assurait de pouvoir augmenter la masse monétaire en circulation.

Ensuite, en rendant illégal la détention d’or, la FED s’assurait également que personne ne pourrait demander à le récupérer et ainsi la contraindre à limiter ou à réduire sa création monétaire.

https://leseconoclastes.fr/2016/06/or-taux-dinteret-lecons-de-lhistoire/

 

https://www.loretlargent.info/or/le-marche-de-lor-en-france-de-1939-a-1943/2464/

 » En France, le marché clandestin de l’or et des devises est né en septembre 1939 à la suite du décret-loi du 9 de ce mois « prohibant ou réglementant l’exportation des capitaux, les opérations de change et le commerce de l’or », c’est-à-dire instituant le contrôle des changes, afin, déclarait Paul REYNAUD, « d’empêcher la spéculation à la hausse des devises étrangères ».

Le Gouvernement n’avait pas réquisitionné l’or des particuliers, comme en Angleterre, où le métal était, d’ailleurs, payé au prix mondial de l’or, soit 168 sh. l’once ; mais il avait obligé les personnes morales à déclarer l’or qu’elles détenaient afin d’en faire l’inventaire. »

 

+https://www.finance-gestion.com/vox-fi/financer-leffort-de-guerre-allemand-sous-loccupation/

Un fait à noter est que la pièce de 20 marks ne s’est pas négociée sur le marché noir pendant toute l’occupation. Elle dégoûtait les Français, et il semblait que les Allemands en eussent peur en raison des lois draconiennes de leur propre pays. Un Allemand trouvé porteur d’une pièce allemande eut été, en effet, condamné comme « voleur du Reich ».

La pièce qui avait leur préférence et qui fit, de ce fait, une prime souvent exorbitante jusqu’à la Libération, était le double aigle de 20 dollars.
C’est l’évolution du cours du dollar-or qui reproduira le mieux au cours de ces quatre années la température de ce thermomètre psychologique que fut le marché clandestin.

+

23 juillet 2017 à 23:10

Bonsoir,
En fait le financement et la montée en puissance de l’industrie de guerre Etasunienne ont été surtout financés à partir de 1939 par l’or Français des commandes d’avions de mars 1938 et la mission Monnet-Hoppenot d’octobre 1938 !
Cet argent a donné lieu après à des bisbilles « mesquines » entre le CFLN et les Américains lors de l’équipement de ce qui allait devenir la 2éme DB .
Des chiffres impressionnants ont été cités lors du procès de Riom . Le Ministère des Finances en a publié d’autres ces dernières années . Je laisse le débat aux historiens .
Juste pour fixer un ordre de grandeur : Une ligne de production – une chaine de montage – entièrement équipée pour la fabrication du P-36 ( le Curtiss H75 Français ) revenait grosso modo à 1 mio USD de 1939 . On a parlé de plus de 200 mio de Dollars-Or de payés par la France ( la valeur des aéronefs « bon de guerre » ne représentant que le quart de cette somme ) . Ceci sans parler des commandes postérieures au 3 septembre 1939 .
En fait les grands de l’industrie aéronautique Us ( intégrateurs et motoristes ) disposaient au 7 décembre 1941 d’une dizaine de sites de productions flambants neufs payés par la France . Les historiens s’accordent pour dire que les commandes Françaises ont à minima quadruplé les capacités de production Us de 1936 . A cela il faut ajouter les chars et les véhicules tout-terrains et leurs lignes de production .
En ce qui concerne la construction navale , ce sont des commandes civiles du New Deal qui ont favorisé la création de chantiers navals comme celui le chantier naval Ingalls de Pascagoula toujours actif .Bien sur , à peine terminés en 1940 ils se sont convertit à la production de guerre .
L’exemple du colonel Goya est donc spécieux et il doit rafraichir sa mémoire .
Un intervenant évoque le cout du matériel .
Le procès de Riom fournit aussi des données intéressantes . Un célébrissime fabriquant de composants hydrauliques pour trains d’atterrissage , toujours en activité et qui se vante de son ancienneté , facturait à l’armée de l’air le prix des accumulateurs air-huile en pièces de rechange dix fois celui qu’il facturait aux avions Marcel Bloch ou Dewoitine …
Daniel BESSON

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