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pape guerre ukraine

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-02/appel-pape-francois-ukraine-guerre-angelus.html

27 février 2022, 12:31

 

 

https://www.leparisien.fr/international/ukraine-le-pape-deplore-des-fleuves-de-sang-et-demande-des-couloirs-humanitaires-06-03-2022-KNWQR2XWAVBCRL64O5HKJK3AMA.php

 

Pape François : trois ans de maladresses et d’erreurs de jugement sur la guerre en Ukraine
Résolument pacifiste, François n’a eu de cesse d’appeler à l’arrêt des combats, choquant parfois par des propos jugés déplacés.

Par 

Publié le 22 avril 2025 à 20h00

Temps de Lecture 4 min.

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A comparer

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vatican_durant_la_Seconde_Guerre_mondiale

Vision ia opix

Oui. Le pape François a expliqué à plusieurs reprises les raisons de sa position sur la guerre en Ukraine, même si ses déclarations ont souvent été jugées ambiguës.

En résumé, sa position reposait sur trois idées principales :

  1. Un rejet très fort de toute guerre

    Pour lui, la guerre est avant tout une tragédie humaine et morale. Dès le début de l'invasion russe, il a multiplié les appels au cessez-le-feu, à la négociation et à la paix, affirmant que « celui qui fait la guerre oublie l'humanité » et appelant à faire taire les armes. [vaticannews.va], [vaticannews.va]

  2. La volonté de rester un médiateur

    Pendant longtemps, il a évité de désigner directement la Russie ou Vladimir Poutine comme seuls responsables. Selon plusieurs analyses, il cherchait à préserver une capacité de dialogue avec toutes les parties afin que le Vatican puisse éventuellement jouer un rôle de médiation. [lemonde.fr], [lemonde.fr]

  3. Son analyse des causes du conflit

    Dans une interview devenue célèbre en mai 2022, il a déclaré que les « aboiements de l'OTAN aux portes de la Russie » avaient pu contribuer à la montée des tensions ayant conduit à la guerre. Il ne justifiait pas l'invasion, mais estimait que le contexte géopolitique devait aussi être examiné. Cette remarque a suscité de vives critiques, notamment en Ukraine et dans plusieurs pays occidentaux. [lemonde.fr], [marianne.net]

Par ailleurs, il s'est montré très réservé sur les livraisons d'armes à l'Ukraine, déclarant ne pas savoir répondre clairement à la question de savoir si elles étaient moralement justifiées, tout en dénonçant le commerce des armes. [lemonde.fr], [marianne.net], [lemonde.fr]

Ainsi, on peut dire que François ne soutenait pas la guerre russe, qu'il a condamnée comme une catastrophe humaine, mais qu'il adoptait une approche très pacifiste et diplomatique, cherchant davantage à comprendre les causes du conflit et à favoriser une médiation qu'à prendre une position strictement alignée sur l'un des camps. [vaticannews.va], [lemonde.fr], [lemonde.fr]

Oui, plusieurs papes de l'époque moderne ont considéré que certaines guerres pouvaient être moralement légitimes, même s'ils préféraient toujours la paix.

Il faut distinguer deux périodes :

1. Avant le XXe siècle : des soutiens assez explicites

Jusqu'au XIXe siècle, l'Église catholique adhérait pleinement à la doctrine de la « guerre juste », élaborée notamment par saint Augustin et saint Thomas d'Aquin. Selon cette doctrine, une guerre pouvait être moralement acceptable si elle répondait à certaines conditions : légitime défense, autorité légitime, proportionnalité des moyens, dernier recours, etc.

À cette époque, plusieurs papes ont soutenu ou béni des conflits considérés comme défensifs ou nécessaires à la protection des États pontificaux ou de la chrétienté.

2. Le XXe siècle et le XXIe siècle : une évolution vers un pacifisme croissant

Après les deux guerres mondiales et l'apparition de l'arme nucléaire, les papes sont devenus beaucoup plus réticents à l'idée de justifier la guerre.

  • Pie XII n'a pas soutenu la Seconde Guerre mondiale comme telle, mais il reconnaissait le droit des États à la légitime défense.
  • Jean XXIII, dans l'encyclique Pacem in Terris (1963), a fortement insisté sur le règlement pacifique des conflits.
  • Jean-Paul II s'est opposé à la guerre d'Irak de 2003 et a multiplié les appels contre les interventions militaires.
  • Benoît XVI a poursuivi la même ligne.
  • François est allé encore plus loin en remettant souvent en question l'applicabilité pratique de la théorie de la guerre juste dans le monde moderne et en dénonçant fréquemment l'industrie de l'armement. [lemonde.fr], [vaticannews.va]
Mais certains papes ont tout de même soutenu l'usage de la force

Un exemple souvent cité est Jean-Paul II. Bien qu'il ait condamné la guerre d'Irak en 2003, il avait reconnu le droit à la légitime défense après les attentats du 11 septembre 2001. Il n'était donc pas pacifiste au sens absolu du terme.

De même, les interventions visant à protéger des populations menacées de massacres ont parfois reçu une compréhension ou un soutien prudent de la part de responsables du Vatican, sans pour autant être célébrées comme des « bonnes guerres ».

En résumé
  • Oui, des papes modernes ont admis qu'une guerre puisse être justifiée dans des cas de légitime défense.
  • Non, depuis le milieu du XXe siècle, les papes ne « soutiennent » généralement plus les guerres avec enthousiasme ou comme instrument normal de politique.
  • La tendance est à une méfiance croissante envers toute action militaire, culminant avec le pontificat de François, qui insiste davantage sur la médiation et la paix que sur la notion traditionnelle de guerre juste. [lemonde.fr], [vaticannews.va]

D'un point de vue historique, l'évolution est frappante : les papes de la Renaissance commandaient eux-mêmes des armées, alors que les papes contemporains cherchent surtout à jouer le rôle de médiateurs diplomatiques.

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